Pour une décroissance ludique et écolonomique
On associe, souvent à tort, le terme "décroissance" à une forme de punition. Pour certain.e.s la période éprouvante du confinement a eu ce côté positif de redécouvrir les loisirs simples, gratuits, comme la marche, le vélo, la cuisine maison et le DIY (do it yourself).
L'envie, les idées sont venus petit à petit, en échangeant, en lisant des livres ou des articles sur le sujet. Le ressenti, est que, loin d'être une contrainte, ce choix de consommation réduite et responsable est une façon positive d'agir sur le mal-être provoqué par la situation actuelle.
Ce choix de vie, loin d'être extrémiste, me convient tout à fait, je n'ai aucunement l'impression de me priver, au contraire, je découvre de nouvelles petites joies et une certaine fierté à biaiser le système économique qui continue de vouloir faire croire à une croissance indéfinie alors que tous les voyants sont au rouge.
Il n'est pas question cependant de « revenir à la bougie » comme on l'entend souvent dans les critiques, la décroissance doit être joyeuse, inventive, créative, partageuse.
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Petite liste non exhaustive de ma simplicité volontaire :
- J'ai remplacé la plupart des produits de la salle d'eau : eau de rose (pétales de roses séchées à faire bouillir), beurre de karité et huile végétale additionnée d'huiles essentielles, j'utilise du savon à l'huile d'olive à la place du gel douche, du shampoing solide et des lingettes découpées dans une serviette de toilette...
- J'ai remplacé la plupart des produits ménagers par : vinaigre d'alcool, bicarbonate de soude, savon noir, pierre d'argile...
- J'essaie de minimiser les emballages : j'achète en vrac, j'emporte mon sac en tissu, je réutilise mes sachets (tissu ou papier)...
- Je m'habille en « seconde main » (Emmaüs, Secours pop, zone de gratuité... )
- J'ai désencombré ma maison, il m'a fallu 3 mois pour le faire, tranquillement et depuis je fais attention à ne pas me réencombrer en appliquant la règle "un objet rentrant/un objet sortant"
- Pour les petites courses indispensables je privilégie les petits commerces, les marchés de plein-air, les ventes directes chez le producteur, je fréquente un magasin anti-gaspi.... je vais très rarement en grande surface.
- Dès que possible je troque, je récupère, je donne.
- J'aime les balades dans la nature, à pied, à vélo... et j'en profite souvent pour glaner des plantes/fruits/champignons.
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- Je privilégie le jardin-comestible (potager, fruitiers) dans mon petit jardin de ville, plutôt que la pelouse encore majoritaire dans les lotissements urbains. Je participe aux troc-plantes et certaines plantes sont devenues autonomes (blettes, arroches, mâche, roquette en laissant monter à graines et fruitiers à partir de noyaux...).
- Je consomme très peu de viande et seulement achetée à un producteur local en bio, je cuisine simplement (tout en me faisant plaisir avec les saveurs et en variant les menus).
- Pour mes déplacements aux alentours je vais à vélo (électrique, petite concession de confort qui me permet d'aller plus loin et plus souvent).
- Je choisis des lieux de rencontres (café associatif, associations...) où je sais que je vais retrouver des personnes qui partagent les mêmes valeurs, pour échanger sur nos idées, nos pratiques, se ressourcer parce que ça fait du bien de ne pas se sentir seule à agir.
Soyons honnête ce n'est pas toujours facile de "tout bien faire" et j'ai dû concéder quelques entorses à mon désir de démarche zéro-déchet mais j'essaie de faire au mieux, au plus proche de mes valeurs, sans me priver des petits plaisirs d'une vie simple.