L'Aspas défend la nature libre et sauvage

Publié le par Jacinte

C'est à l'occasion de la projection du film "Wilding" qui relate l'expérience de réensauvagement d'une ferme de 1400 Ha en Angleterre, que j'ai rencontré "Les filles de la côte", un sous-groupe de la délégation 44 de l'ASPAS (Association pour la sauvegarde et la protection des animaux sauvages). J'étais déjà adhérente sans participer aux actions et ce jour-là j'ai demandé à rejoindre le groupe de bénévoles qui agissent sur la presqu'île guérandaise. J'ai toujours été sensible à la protection de la nature, du vivant, malheureuse souvent de la voir maltraitée par notre espèce et rejoindre cette association me parlait. J'ai rêvé un moment d'acquérir un bois pour le laisser en libre évolution mais la difficulté de l'entreprise m'a fait préféré donner directement à l'Aspas qui rachète des terrains dans ce but.

J'ai demandé à ce groupe de bénévoles de me dire comment elles ont connu l'ASPAS et en sont devenus membres, voici leurs témoignages.

Frédérique :

"En regardant une émission d'Hugo Clément qui m'avait fortement émue car elle montrait les coupes rases avec d'énormes engins dans les forêts françaises, j'ai eu envie avec mon mari d'acquérir un bois pour le protéger. En mars 2022 on en a trouvé un de 5 Ha. Je voulais non seulement le protéger de l'exploitation forestière mais aussi de la chasse. J'ai appris qu'une association comme l'ASPAS peut nous aider à mettre notre terrain en "refuge interdit de chasse", c'est comme ça que j'ai adhéré il y a 4 ans. Cela m'a toujours paru aberrant que les chasseurs aient le droit de rentrer là où ils veulent sans autorisation. J'ai rencontré Isabelle à la Fête de la Biodiversité à la Ferme Laits prés verts (La Madeleine de Guérande) alors qu'elle proposait une sortie pour découvrir une blaireautière (terrier de blaireau, véritables labyrinthes de galeries et de chambres où ils vivent, parfois en cohabitation avec le renard ou le lapin).

Valérie : 

"J'étais abonnée à Terres Sauvages et c'est ainsi que j'ai découvert l'Aspas à laquelle j'ai adhéré après avoir fait quelques recherches. Je recevais le magazine de l'association "Goupil" et j'ai vu que les délégations départementales se contactaient entre elles. Le message d'un adhérent de Guérande qui cherchait à rencontrer d'autres adhérents m'a donné l'envie de rejoindre d'autres personnes. Notre petit groupe participait à des animations aux alentours (Fête de la Biodiversité, Fête du Parc de Brière, Fête de la mer..." et c'est comme ça qu'on a été dénommée "Les Filles de la côte" par d'autres membres de la délégation 44 (basée à Nantes).

Isabelle : 

"Depuis mon enfance je me suis construite "avec" la nature et pas "en dehors", ça fait partie de ma vie. J'ai connu l'Aspas en 1993 en région parisienne lors d'un colloque sur le retour du loup. J'ai ensuite adhéré à plusieurs associations de protection de l'environnement (CPIE, Bretagne Vivante, le groupe mammalogique de Bretagne, les Alcidés à St Nazaire... ) avant de rejoindre l'Apas en 2018 parce qu'aujourd'hui c'est celle la plus en accord avec mes valeurs car indépendante financièrement.

Julie :

"Je regardais sur la plate-forme "J'agis pour la nature" qui recense les actions écologiques sur le territoire et j'ai vu qu'il y avait un chantier sur le terrain de Frédérique (que je ne connaissais pas à l'époque). Je me suis inscrite et c'est Valérie qui m'a covoiturée. Je me suis rendue compte que tous les participants à ce chantier étaient bénévoles à l'Aspas. J'ai bien aimé l'état d'esprit et comme je souhaitais depuis longtemps m'engager pour la protection de l'environnement j'ai adhéré.

Stand de l'ASPAS au Festival du Bois Salé (Kercabellec)

Depuis 1980, l’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) conteste sans concession toute décision qui porterait atteinte à la vie sauvage et aux milieux naturels. L'ASPAS est une association libre, qui a fait le choix de ne percevoir aucune subvention publique pour préserver sa liberté d'action, elle vit grâce aux dons, legs et adhésions. en faisant ce choix elle n’est pas liée aux politiques publiques ou à l’inaction étatique. Elle œuvre pour la protection des espèces animales et végétales, ainsi que des milieux et écosystèmes dont elles dépendent, la préservation du patrimoine naturel et la défense des droits des usagers de la nature. Elle est efficace avec plus de 3500 procédures engagées devant les tribunaux et son action porte ses fruits :  depuis 2008 l'association est reconnue d'utilité publiqueSon expérience et son expertise lui permettent d’être un contre-pouvoir et un contre-savoir en matière de protection de la faune sauvage.

Des actions concrètes :

Des actions juridiques pour faire respecter les lois de protection de la nature : lutter contre les destructions d'espèces protégées, les tirs de loups, le classement des espèces "nuisibles" ; interdire les pièges tuants et le déterrage  ; obtenir l'abolition de la chasse aux oiseaux migrateurs et de toutes les espèces en mauvais état de conservation etc...

Des actions citoyennes pour mobiliser l'opinion publique, interpeller les élus et sensibiliser tous les publics : favoriser la connaissance et la protection du loup, du blaireau ; réhabiliter les espèces mal-aimées comme le renard, la pie, la martre etc... ; proposer des solutions de protection pour les chouettes effraies et les amphibiens ; obtenir une trêve de la chasse le dimanche pour que chacun puisse se promener en sécurité ; promouvoir la mise en place de refuges pour la faune sauvage en aidant les particuliers qui le souhaitent etc...

 

Des actions foncières  pour préserver les espèces et les habitats fragiles par la maîtrise foncière. En acquérant des terrains entièrement dédiés à la faune et la flore, l'Aspas crée des "Réserves de Vie Sauvage" où aucune activité humaine n'est autorisée. Ce label est le plus fort niveau de protection en France.

Notre groupe, surnommé "Les filles de la côte" par les autres membres de la délégation 44, basée à Nantes participe à des actions ponctuelles : festivals ou évènements autour de la nature, de la biodiversité... pour faire connaître l'ASPAS, sans doute un peu moins connue à ce jour que d'autres associations de protection de la nature. Le public est informé de nos actions et peut se documenter sur la faune sauvage. Les adhésions sont les bienvenues et permettent de rejoindre une délégation et/ou d'aider en faisant un don.

Pour en savoir plus sur l'ASPAS et/ou rejoindre une délégation départementale ou encore aider cette association :

https://www.aspas-nature.org/

https://www.aspas-nature.org/nous-soutenir/adherer/

 

Publié dans Environnement

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