Après l'été torride... la résilience au jardin

Publié le par Jacinte

L'été 2026 est-il le premier d'une longue liste d'étés torrides comme on pourrait hélas l'imaginer ? Succession de canicules, ravage des forêts par le feu, sécheresse... tout cela a marqué les esprits, même les moins ouverts au dérèglement climatique.

Pour celles et ceux qui aiment parcourir les chemins et sentiers boisés c'est dur de constater les dégâts sur les arbres et arbustes, j'ai remarqué notamment que les châtaigniers faisaient partie des plus touchés par la sècheresse.

Quand on a un jardin on peut s'en rendre compte encore davantage, le potager d'été si amoureusement préparé dès le début du printemps, si bien rempli de verdures à ce moment-là, n'a pas donné les récoltes escomptées à cette période. Tomates et courgettes maigrichonnes, parfois malades, fleurs stériles, haricots qui ne lèvent pas après plusieurs essais de semis etc... tout est plus petit et beaucoup moins abondant.

Vient forcément la question de l'après ? Dois-je m'obstiner à planter comme avant ou dois-je prendre le virage et faire autrement ? En cette fin d'été j'imagine déjà le printemps suivant et la nécessaire retenue que je devrais avoir à cette période où on a envie de renouveau, de planter et replanter sans modération, sans penser au risque d'échecs de l'été ! Je prends donc en cette fin d'été la résolution du "moins" : moins de tomates, juste quelques pieds bien placés pour l'ombrage et l'arrosage parcimonieux ; pas de concombres, trop de contraintes pour un si maigre résultat ; juste un essai ou deux de semis de haricots et beaucoup plus tôt, de même pour la plantation des pommes de terre et oignons.

Par contre, comme l'an dernier à la même période et davantage à partir de maintenant, je m'oriente vers le potager de demi-saison : salades à foison, épinards, betteraves... Dernièrement je me suis lâchée sur les plans car avec la pluie revenue, les cuves remplies à nouveau, je me dis que je ne prends pas de risques majeurs. Je rajoute que c'est tellement plus agréable de jardiner sous une température redescendue à la normale que je me sens revivre, un peu comme un deuxième printemps !

Côté fleurs j'ai déjà prévu ma liste de plantes résistantes à la sécheresse et j'espère aussi qu'il y aura de nombreux petits arbres qui émergeront des noyaux que j'ai jeté à qui mieux mieux dans le jardin ! Vive les arbres et leur ombrage quand il fait chaud.

La résilience au jardin c'est s'adapter, se préparer à ce qui risque à nouveau d'advenir et ça aide à accepter le changement climatique à défaut de pouvoir le combattre à grande échelle. Être dans l'action plutôt que de rester là à observer la nature se flétrir en l'aidant à notre manière.

 

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