Les arbres, nos si modestes alliés
L'actualité estivale 2026 remue beaucoup d'entre nous et nous force à regarder en face nos erreurs en matière environnementale : incendies et sécheresse partout en France !
J'aime les arbres, leur belle stature, leur couvert végétal aux couleurs changeantes en fonction des saisons et je souffre de les voir malmenés cet été. Certains n'y survivront pas, ceux piégés dans les incendies mais aussi ceux, trop faibles, trop jeunes, pour se passer de pluie trop longtemps.
Je regarde les petits arbres de mon jardin, la plupart issus de noyaux jetés de façon aléatoire, et je les remercie de tenir le coup et d'apporter leur ombrage salutaire lors des canicules. Qui a la chance d'avoir un jardin devrait y planter au moins un arbre.
Lorsque je prends la route et que je longe un bois, une forêt, je suis en admiration devant ces temples de verdure et je pense à leur bienfait sur les plantes et la faune sauvage. Je m'émeus devant les coupes rases, pour faire du bois rapidement au lieu de privilégier les coupes vertueuses qui laissent la possibilité aux jeunes arbres de prendre la place qui leur est due (cherchons le sigle PEFC sur les produits issus du bois).
Si je vais en ville, je cherche les quelques lieux restants où des arbres ont été plantés il y a des années, parcs ou bordures de rue où ils sont sagement alignés et je constate la différence de température entre l'ombre et la lumière. Les arbres, depuis toujours, sont une climatisation simple, gratuite et naturelle. Je déplore l'urbanisation galopante qui entraîne la disparition d'espaces boisés ou d'arbres solitaires, parfois centenaires, qui procuraient gîte et couvert aux oiseaux et ombrage aux habitants.
On oublie parfois les innombrables services que nous rendent les arbres, tellement habitués à les voir là, à portée de regard. On ne les considère pas assez à leur juste valeur et la tronçonneuse est trop souvent de sortie sans réflexion.
Les arbres sont essentiels pour fournir de l'oxygène, purifier l'air en absorbant les polluants, réguler le cycle de l'eau et du climat, séquestrer le CO₂, prévenir l'érosion des sols, fertiliser les sols, accueillir la biodiversité, produire des matières premières (bois, papier.... ), procurer des fruits et tout simplement pour notre bien-être et celui du vivant !
L'actualité de cet été meurtrier pour les arbres, les plantes et la faune sauvage permettra-t-elle une profonde réflexion sur l'utilité des arbres, des bois, des forêts ? Nous incitera-t-elle à planter plutôt que de raser ? Nous fera-t-elle changer de regard sur le végétal et son importance ?
"Celui qui a planté un arbre avant de mourir n’a pas vécu inutilement", dit un proverbe africain.