Eté 2026 : canicules à répétition que pouvons-nous faire ?

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Dôme de chaleur, canicule, forte chaleur, cagnard... on ne sait plus très bien comment nommer ces vagues de chaud qui s'abattent depuis le mois de mai 2026 sur notre pays, sur notre région Bretagne (pourtant relativement épargnée habituellement... ).

Mon eco-anxiété est ravivée de plus belle car si je souffre dans mon corps, je souffre aussi en observant autour de moi les plantes se flétrir, l'absence de nombreux oiseaux, les arbres perdre leurs feuilles... pauvre planète qu'est-ce-qu'on t'a fait ?

Selon le conseil d'une amie, pour éviter de tomber dans la morosité, j'agis à mon petit niveau : quelques points d'eau aux quatre coins du jardin, des parasols au-dessus des bacs de plantation, le paillage, des économies d'eau (bassine dans l'évier, seau sous la douche). J'ai décidé de laisser pousser TOUS les arbres quelque soit l'endroit où ils décident de s'installer, y compris ceux qui sont à 50cm l'un de l'autre ou au bord de la terrasse. Le jeté de noyaux est en plein boom et j'espère que mon jardin deviendra un petit verger ombragé (il y a déjà des pêchers, des pruniers, des pommiers, des sureaux qui ont poussé de cette façon).

Les volets plein sud restent fermés, les fenêtres sont ouvertes la nuit, un pare-soleil a été installé sur les velux, les combles ont été isolées récemment, au refuge des draps et serviettes mouillés ont été installés sur les grillages, les chiens sont douchés dans leur box... quelques pansements en attendant le retour de la fraîcheur et de la pluie ! 

Quelques tutos trouvés sur le net pour essayer d'atténuer cette chaleur pesante : fabriquer soi même un petit pulvérisateur en y versant de l'eau infusée de menthe, blanchir ses fenêtres au blanc de Meudon, placer une bouteille glacée devant le ventilo, mouiller son vêtement, s'hydrater... Je me suis achetée une robe en lin et un fauteuil convertible (appelé "chauffeuse" un comble ;), pour dormir en bas lorsque l'étage est trop hot.

Parfois j'ai l'impression de revivre un confinement, on pourrait appeler celui-ci le "confinement climatique" car les activités habituelles ne sont plus possibles. Je ne parle ici que de mon vécu mais je ressens de l'empathie pour celles et ceux qui sont obligés de travailler sous cette chaleur, de prendre les transports en commun (sans clim) et/ou de suffoquer dans leur appartement mal isolé.

Tout cela ravive ma colère face à l'inertie de notre gouvernement et plus largement des "grands" de ce monde, tous au service des lobbies. Leurs "pansements" : inciter à l'achat de climatiseurs au lieu d'inciter à planter planter des arbres partout où c'est possible : au bord des rues, des routes, sur les places, dans les cours d'école... Avez-vous déjà constaté la différence de température lorsqu'on passe de l'ombre à la lumière sur un chemin, une route ? (photo vélocéan entre Guérande et Brézéan)

Réfléchir avant d'autoriser la vente pour la construction d'un immeuble, d'une maison sur un terrain arboré et demander à ce que les arbres soient conservés. J'ai vu autour de moi, à Guérande et alentours, des terrains, anciens potagers ou plantés d'arbres, disparaître les uns après les autres sous le béton. Je suis aussi de près les projets de construction sur Pen Bron et de Gavy qui menaceraient ces espaces naturels.

Je n'ai pas parlé ici de la sècheresse qui fait partie du problème mais on peut déjà constaté ses dégâts.

Agir c'est être conscient, être vigilant, préserver ce qui peut l'être maintenant pour atténuer ce dérèglement climatique (je préfère ce terme plus juste à celui de "réchauffement ou changement"), pour nous et les générations futures.

 

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